La ventilation, un facteur important !

La ventilation désigne un apport continu d’air frais avec évacuation de l’air pollué ou humide. Ce concept diffère de l’aération, qui désigne par exemple l’action d’ouvrir une fenêtre pendant un quart d’heure, où l’air vicié n’est alors renouvelé que temporairement. La ventilation d’une maison passive est étroitement liée à l’étanchéité de cette maison à l’air. Grâce à l’absence de fuites d’air incontrôlées, l’habitant peut décider lui-même où, quand et combien ventiler. Ainsi, l’air humide ou pollué de la cuisine, de la salle de bain, des toilettes ou des débarras peut être renouvelé, pendant que de l’air frais se propage vers les pièces à vivre et les chambres. De cette manière, on crée un renouvellement continu d’air frais dans la maison. Les pertes de chaleur sont limitées grâce à un système de ventilation avec récupération de chaleur.

Dans ce système, l’air chaud de l’intérieur, qui doit être évacué, est acheminé par des tuyaux qui conduisent en parallèle côte à côte l’air froid en provenance de l’extérieur. Les courants d’air ne se mélangent pas, mais grâce à une grande surface de contact entre l’air chaud et l’air froid, la chaleur est échangée avec un rendement de 80 à 90 %.
Au moyen d’un échangeur de chaleur avec la terre (puits canadien), l’air peut être préchauffé ou refroidi avant qu’il ne rejoigne cet échangeur de chaleur. L’air frais est aspiré dans un long conduit placé 2 mètres sous terre. Grâce à une température constante de 10 degrés à cette profondeur, l’air est préchauffé pendant l’hiver et pré-refroidi pendant l’été.
Par un système de by-pass de l’échangeur de chaleur, cet air frais peut également être directement insufflé dans l’habitation.

La quantité de chaleur totale nécessaire à une maison passive est tellement limitée qu’une installation classique avec des radiateurs ou un chauffage par le sol apparaît trop importante et trop coûteuse. Un chauffage d’appoint en plus de la ventilation mécanique est souvent suffisant pour répartir la chaleur nécessaire dans toute l’habitation

Article de la pmp  http://www.maisonpassive.be/?Ventilation

Inauguration de l’école des Lilas à Berchem-Sainte-Agathe

Hermine 66 fournit les châssis de l’école des Lilas à Berchem-Sainte-AgatheIMG_9060-754x386

La ministre de l’Education, Joëlle Milquet, s’est réjouie de l’ouverture de cette nouvelle école à Berchem-Ste-Agathe, en soulignant la création de ces nombreuses nouvelles places pour des élèves de l’enseignement fondamental, d’autant plus dans un contexte de boom démographique en général, et plus particulièrement encore dans le Nord-Ouest de Bruxelles. Ce sont ainsi plus de 3,4 millions d’euros que le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a pu investir dans ce projet, réalisé de plus selon des critères écologiques très appuyés.


Source des informations http://www.joellemilquet.be/2015/09/joelle-milquet-etait-presente-a-linauguration-de-lecole-des-lilas-a-berchem-ste-agathe/

Qu’est ce que l’étanchéité à l’air d’un bâtiment ?

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L’étanchéité à l’air de l’enveloppe d’un bâtiment fait partie d’une stratégie à trois axes visant à réaliser un bâtiment confortable et peu énergivore. Ces trois axes sont ;

  • La mise en œuvre d’une isolation thermique importante,
  • La garantie d’une étanchéité à l’air du bâtiment très performante,
  • Une ventilation hygiénique contrôlée et entretenue régulièrement.

Concrètement, l’étanchéité à l’air d’un bâtiment permet d’éviter la surconsommation énergétique, les sensations d’inconfort liées au passage de l’air extérieur vers l’intérieur ou inversement et permet de lutter contre les phénomènes de condensation par convection dans l’épaisseur de la paroi.

Dans la pratique, cette étanchéité à l’air est obtenue par la mise en œuvre de matériau de finition ou de raccord reconnus et adaptés pour l’usage qui en est souhaité. Ainsi, un panneau OSB dans la construction en bois ou un plafonnage dans la construction en « dur » (bloc béton, terre cuite, …) seront les matériaux qui permettront de garantir l’étanchéité à l’air de la paroi. Mais ces matériaux étaient déjà bien présents avant même que la notion d’étanchéité à l’air ne s’impose peu à peu dans le secteur de la construction. La différence se marque actuellement aux raccords entre les éléments de la construction. En effet, si une paroi, dans son ensemble, est performante du point de vue de l’étanchéité à l’air, elle peut présenter une faiblesse non négligeable si elle est interrompue en un point par le placement d’un châssis, et que les raccords entre ces deux éléments ne sont pas correctement étudiés.

Une liste non-exhaustive des raccords à surveiller est reprise ci-dessous ;

  • Plafonnage murs -châssis
  • Frein vapeur toiture – plafonnage murs
  • Plafonnage/Frein vapeur murs – plancher
  • Tous types de percements de l’enveloppe
  • La principale différence avec les constructions d’aujourd’hui provient donc d’attente plus exigeante de la part du secteur. Les faiblesses d’étanchéité à l’air des bâtiments sont étudiées afin de les minimiser et les raccords entre les différents matériaux/éléments de l’enveloppe sont la cible d’améliorations constantes.

Actuellement, bons nombres de matériaux sont développés afin de s’adapter à tout type de situation. Ainsi, on retrouve des bandes adhésives adaptées pour permettre la mise en œuvre d’un raccord étanche à l’air entre un châssis et une ossature bois. La version « construction en dur » de ce produit existe également sous la forme d’une bande feutrine.

De la membrane étanche à l’air pour couvrir l’entièreté du côté intérieur d’une toiture jusqu’aux manchons pour permettre le percement de l’enveloppe protégée du bâtiment par des conduits de tout type, les produits se multiplient et permettent une multitude de possibilités pour la mise en œuvre d’un bâtiment étanche à l’air et performant d’un point de vue énergétique mais également du point de vue du confort pour ses occupants.

Article de la PMP http://www.maisonpassive.be/?+Qu-est-ce-que-l-etancheite-a-l-air+

A2M signe une première belge avec son projet Ixelles Emploi

Le projet Ixelles Emploi conçu par le bureau bruxellois A2M innove : des matériaux à changement de phase ont en effet été utilisés pour la première fois dans la conception de ce bâtiment public passif. Le projet, inauguré fin de l’année dernière, a les faveurs de ses concepteurs qui voient en lui une manifestation exemplaire de leur philosophie et recherches architecturales et techniques actuelles.

Le projet naît de la volonté des autorités publiques, communales et régionales, de rassembler  au sein d’une même structure leurs différents services liés à l’emploi. Ainsi, la Maison de l’emploi de la commune d’Ixelles et une antenne Actiris partagent désormais un édifice conçu pour être proche des citoyens, efficace et générateur de dynamisme. Aux dires des architectes, le bâtiment a l’ambition de participer à la « régénération d’un environnement social, économique et écologique ». Pour ce faire, les concepteurs ont travaillé sur l’intégration urbanistique du projet, l’optimisation de sa fonctionnalité et la notion générale de durabilité à travers leur maîtrise des principes de construction passive, entre autres.

 

Faire dialoguer public et privé

Le projet se situe au coeur de la commune d’Ixelles, sur une parcelle en friche depuis plusieurs décennies. A cet endroit, le tissu urbain est dense et majoritairement résidentiel. Selon les architectes, il était essentiel d’affirmer la vocation publique du projet dans un esprit de cohabitation avec l’échelle urbaine propre au logement. Ainsi, malgré un programme extrêmement dense, le bâtiment respecte les alignements à rue. La continuité établie avec le front bâti évite de créer un rapport de force entre l’institution publique et son environnement privé. L’édifice affirme cependant son statut via son entrée principale, une large percée au niveau du rez-de-chaussée qui mène au centre du projet. Cet appel depuis l’espace public fait par ailleurs écho à l’une des entrées de la Maison communale d’Ixelles, située en retrait, de l’autre côté de la voirie.

 

De la lumière et de la densité 

En raison de son programme important, la principale contrainte du projet consistait à intégrer l’ensemble des bureaux dans une volumétrie suffisamment aérée et privilégiant l’apport de lumière naturelle. Le bâtiment se développe en s’appuyant sur le pourtour de la parcelle, contre les mitoyens existants. Les différents étages sont conçus comme des volumes à géométrie variable qui s’imbriquent les uns dans les autres. Leur taille s’amenuisant de niveau en niveau, il font apparaître un patio central qui s’ouvre vers le ciel et crée une respiration dans l’îlot. L’ensemble s’articule autour de ce vide grâce auquel la lumière naturelle entre au mieux dans les bureaux, quel que soit leur emplacement. Les avancées, débordements, terrasses et toitures végétalisées apportent du rythme au coeur du projet, accentué par l’alternance entre les parements en bardage bois et en crépi et la composition des différentes baies.

 

Pousser plus loin le standard passif et la durabilité 

A Bruxelles, construire passif est devenu la norme depuis 2015. Spécialiste dans le domaine depuis de nombreuses années, le bureau A2M est constamment à la recherche de solutions techniques pour pousser plus en avant les principes de la construction passive dans une logique globale de durabilité. Le projet Ixelles Emploi s’est par ailleurs distingué lors de l’édition bruxelloise de 2013 du concours Bâtiments Exemplaires (BATEX). Dans le cas de ce projet, sa principale spécificité est l’utilisation de matériaux à changement de phase ou PCM (Phase Change Material), utilisés pour l’amélioration des performances énergétiques et du confort thermique. Ceux-ci sont présents dans les faux-plafonds des locaux sous forme de panneaux fins composés d’une âme en paraffine insérée entre deux feuilles d’aluminium. Suivant les variations thermiques de l’air ambiant, la paraffine passe de l’état solide à l’état liquide et inversement. Cela apporte un supplément d’inertie thermique au bâtiment équivalente à environ 5 cm de béton. En été, un système de night-cooling via l’ouverture mécanisée de fenêtres permet aux PCM de retrouver leur état solide pour pouvoir à nouveau emmagasiner la chaleur durant la journée suivante.


Source: Architectura

Voir plus de photos sur le site Architectura

Qu’est ce que le « Blower Door Test » ? Est-il obligatoire ?

Le « Blower Door Test » est un test de pressurisation du bâtiment dont le but est de déceler les faiblesses de l’étanchéité à l’air. Concrètement, un ventilateur est fixé dans l’ouverture la plus étanche à l’air et place le bâtiment en surpression/dépression à une différence de pression de 50Pa entre extérieur et intérieur. Toutes les modalités liées à la préparation du bâtiment et à la méthode de mesurage sont décrites dans la norme NBN EN 13829 et dans les spécifications supplémentaires publiées sur le site EPBD et accessibles via ce lien.Un débit de fuite d’air est alors mesuré, c’est ce débit moyen qui sera mis en relation avec le volume d’air net ventilé du bâtiment pour déterminer le fameux « n50 », critère de certification pour les maisons passives. Cette relation se définit sur base de la formule suivante :

n50=V50/Vint

Où :
n50 = taux de renouvellement d’air du volume protégé (h-1)
V50 = débit de fuite d’air (m³/h)
Vint = volume d’air net ventilé du bâtiment (m³)

Obligatoire pour la certification passive, ce test est vivement recommandé pour tout autre type d’habitation afin de vérifier le débit de fuite de l’enveloppe protégée par l’étanchéité à l’air. Le résultat par défaut des logiciels de règlementation (ex : PEB) étant très pénalisant, il est toujours conseillé de réaliser le « blower door test » afin de renseigner la réelle performance de l’étanchéité à l’air de l’habitation.

Il est également intéressant, dans le cadre de projet de grandes tailles, de prévoir des tests d’étanchéité à l’air intermédiaires. Ils seront alors qualifiés de « tests d’orientation » permettant à l’entrepreneur d’optimiser ses interventions et de s’assurer de la qualité de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe au travers des diverses phases de chantier.

Le CSTC a publié un « CSTC-Contact – Mars 2012 » dédié à l’étanchéité à l’air. C’est un ouvrage de référence pour les architectes, bureaux d’études et entrepreneur désireux d’améliorer leurs connaissances techniques à ce sujet.

Blower door test : ventilateur en place
(Source : Passiefhuis-Platform)

Infiltration d’une fumée artificielle par une faiblesse de l’étanchéité à l’air
( Source : http://blower-door-test.net)

Eebic, inauguration d’un incubateur d’entreprises

Le bâtiment passif Eebic à Anderlecht a été inauguré le mardi 19 Janvier 2016, Hermine 66 a participé à la construction de cet incubateur d’entreprises.

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Notre grand défi a été la réalisation des deux murs rideaux du bâtiment, défi relevé !

0031-Alohafred-_49A1450Quelques photos ci-dessous pour vous faire découvrir cette réalisation de Hermine 66.

Si vous désirez plus d’informations sur le centre d’entreprises Eebic, nous vous invitons à consulter leur site http://www.eebic.be/

 

 

 

Dans une maison passive, peut-on ouvrir une fenêtre ?

Il n’y a aucune restriction ou interdiction : une fenêtre tout comme une porte peut donc être ouverte.
Cependant, en ouvrant fréquemment vos fenêtres, vous évacuez de l’air chaud et vous apportez de l’air frais et froid dans votre logement. Cet apport d’air frais devra être réchauffé. Votre consommation d’énergie pour chauffer votre habitation va donc augmenter. Ce constat est valable pour tout type de construction et pour tout standard énergétique.

Notons que l’installation d’un système de ventilation mécanique (système D) permet un apport d’air neuf qui assure une qualité de l’air et un confort maximal des occupants.

De même, en apportant une attention particulière à l’inertie du bâtiment, il sera possible d’atténuer l’effet de froid causé par l’apport d’air frais dans le bâtiment.

 

Article de la pmp http://www.maisonpassive.be/?+Dans-une-maison-passive-peut-on+

Tour Passive de 35 logements à Saint-Vaast – Hermine 66 répond présent !

  • Type de projet : Construction Neuve
  • Type de bâtiment : Logement collectif < 50m
  • Année de construction : 2013
  • Année de livraison : 2014
  • Zone climatique : Océanique hiver tempéré, été chaud, pas de saison sèche
  • Surface nette : 2 600 m2
  • Coût de construction : 4 536 000 €
  • Nombre d’unités fonctionnelles : 35 Logement
  • Coût/m² : 1 745 €/m2
  • Coût/Logement : 129 600 €/Logement

Description

La volonté du Maître d’Ouvrage est de bâtir un ouvrage exemplaire énergétiquement, et, de là, capable de représenter un signe majeur pour le quartier d’habitations. Ainsi les étages abritent 32 logements passifs et le rez 3 logements très basse énergie dont 2 sont adaptables aux PMR.

Le plateau-type est partitionné en 4 appartements de 2 chambres, mais il est possible de faire basculer une chambre d’un logement à l’autre et de créer ainsi des paires de logements de 1 et 3 chambres à n’importe quel endroit.

Aurez-de-chaussée, le programme englobe les sorties véhicules et piétons du parking souterrain, le hall d’entrée, un local vélos-poussettes. Les logements s’y étendent vers des jardins privatifs.

Au 9ème étage, des locaux techniques de ventilation et de production d’eau chaude sanitaire sont installés, surmontés par une grille supportant des panneaux solaires tant thermiques que photovoltaïques orientés plein sud.

Le bureau Piron Etudes en Construction est très fier d’avoir participé à ce projet ambitieux.

logoNotre châssis Hermine 66 a été choisi pour répondre aux performances énergétique de ce bâtiment. Avec un coefficient Uf de 0,60W/m²K, nous avons pû apporter une pierre à ce bel édifice

Qu’est-ce qu’une maison passive ?

Une maison passive est un bâtiment économe en énergie. Les pertes de chaleur sont tellement limitées qu’un faible apport de chauffage est suffisant. La puissance d’un fer à repasser (+- 2000 W), permet de chauffer confortablement une maison pendant l’hiver ! Pendant l’été, les pare-soleils évitent la surchauffe de l’habitation. Une maison passive consomme en moyenne 4 fois moins d’énergie.

Pour réaliser cela il faut d’abord isoler. Il y a généralement entre 25 et 35 cm d’isolant sur les murs, 20 cm pour les sols et 40 à 45 pour les toits, selon le type de matériau utilisé. Les fenêtres doivent être en triple vitrage et les châssis sont spécialement conçus, ainsi que toute la menuiserie. De plus, l’habitation est étanche à l’air. Ainsi il y a très peu de perte de chaleur à travers l’enveloppe de l’habitation.

Pour apporter suffisamment d’air frais dans l’habitation, on utilise un système de ventilation mécanique avec récupération de chaleur : dans un échangeur de chaleur, la chaleur récupérée de l’air vicié ou humide en provenance de la cuisine, de la salle de bain, des toilettes ou des débarras est transféré vers l’air frais extérieur, qui est insufflé dans les pièces à vivre et les chambres. De cette manière, il y a en permanence un apport d’air frais sans pour autant avoir de perte de chaleur. Les grandes fenêtres orientées plein Sud permettent des gains de chaleur, ainsi qu’également tous les types d’appareils électroménagers qui produisent de la chaleur, comme les ordinateurs, l’éclairage, les machines à laver …

Confort

Une maison passive est non seulement moins « énergivore » qu’une maison traditionnelle, mais elle est en plus beaucoup plus confortable. Il n’y a jamais de courant d’air car il y règne partout une température homogène. L’air ambiant est renouvelé et filtré continuellement ce qui rend la qualité de l’air bien supérieure à celle d’une habitation traditionnelle. Le triple vitrage garantit le confort acoustique et le choix soigneux de l’emplacement des fenêtres assurent un apport important de lumière du jour et de confort visuel dans chaque pièce.

Aspects financiers

Pour le moment construire une maison passive coûte plus cher que de construire une maison standard en Belgique. Le surcoût s’explique par le supplément d’isolation, la menuiserie, l’étanchéité à l’air, le système de ventilation etc. Par contre l’investissement en termes de système de chauffage est bien moins important. La méthode constructive, les techniques et les matériaux utilisés sont les facteurs déterminants du surcoût. Le délai de retour d’investissement est estimé à 10 ans en moyenne et diminue en fonction de la hausse du prix des carburants. Grâce aux primes, on peut encore réduire le temps de retour sur investissement. Passé ce délai, une maison passive n’engendre que des bénéfices, de par ses frais d’entretien réduits, sa valeur de revente supérieure, etc.

article de la pmp http://www.maisonpassive.be/?Qu-est-ce-qu-une-maison-passive